Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

Le Dieu de Genèse 1

Genèse 1 Titre

Le premier chapitre de la Bible nous révèle un Dieu qui ne se ressemble pas aux faux dieux des nations.

Il se distingue de l’univers qu’il créa. Ainsi le panthéisme est exclu.

Il déclare que toute sa création est «bonne» voire «très bonne». Le dualisme est donc éliminé.

Ce Dieu souverain créa tout ce qui existe et tous les peuples de la Terre. Il n’est donc pas une divinité tribale.

En plus, et le racisme et le tribalisme sont à rejeter (Actes 17:26).

Dieu nous a créés en son image. Il est alors grotesque que de tenter de le créer à notre image. De même, cet aspect de la création nous différentie des bêtes.

La notion de la responsabilité humaine vis-à-vis du Créateur trouve son origine «au commencement», un thème qui s’entrelace de Genèse à l’Apocalypse. La Parole «était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue» (Jean 1:10). L’autonomie n’est pas la mesure de notre maturité ; au contraire, c’est la marque de notre rébellion.

Source : D. A. Carson, For the Love of God, tome 1, January 1.

Cherchez-vous une révélation ? Elle est écrite !

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« Saint Paul écrit ses épîtres » par Valentin de Boulogne vers 1618

 

L’apôtre Paul dit d’une manière claire que la révélation dont nous avons besoin est écrite.

Ephesians 3:3-4 BFC Dieu m’a accordé une révélation pour me faire connaître son plan secret. J’ai écrit plus haut quelques mots à ce sujet 4 et, en les lisant, vous pouvez comprendre à quel point je connais le secret qui concerne le Christ.

  1. C’est une révélation : « Dieu m’a accordé une révélation… » Le plan de Dieu n’est plus un secret ou un mystère car Dieu l’a révélé.
  2. Cette révélation du plan de Dieu a été écrit dans les Écritures : « J’a écrit… à ce sujet… »
  3. Cette révélation est communiquée au travers les mots qui ont été employés : « J’ai écrit plus haut quelques mots… »
  4. Nous pouvons lire les mots : « et, en les lisant… »
  5. En les lisant, nous pouvons comprendre le plan de Dieu : « vous pouvez comprendre… »

La révélation a été écrite pour nous :

Romans 15:4 BFC Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance.

1 Corinthians 9:10 BFC N’est-ce pas en réalité pour nous qu’il a parlé ainsi? Assurément, cette parole a été écrite pour nous

1 Corinthians 10:11 BFC Ces malheurs leur arrivèrent pour servir d’exemple à d’autres ; ils ont été mis par écrit pour nous avertir, car nous vivons en un temps proche de la fin.

Encore dans 2 Timothée 2:7, Paul nous donne un devoir et une promesse :

2 Timothy 2:7 BFC Réfléchis bien à ce que je dis. D’ailleurs le Seigneur te rendra capable de tout comprendre.

  1. Nous devons réfléchir à ce qui est écrit. Nous devons faire le travail difficile de lire, relire et étudier pour pouvoir bien réfléchir.
  2. Voici la promesse : si nous faisons cet effort, le Seigneur nous aidera à comprendre sa Parole.

Les enfants de Dieu

wordle Jean 01v01-18

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu… (Jean 1:12, Darby).

Il y a trois mots importants dans ce verset : « donner », « droit », et « enfants ».

Donner

L’Apôtre Jean écrit du don de Dieu. Dieu « donne » l’entrée dans la famille céleste. Cette entrée n’est pas achevée par l’effort humain ; c’est toujours le don de Dieu. Dieu fait don d’être membre de sa famille à ceux qui reçoivent Jésus-Christ son Fils.

Droit

Deuxièmement Jean parle du « droit » d’appartenir à la famille de Dieu. D’eux-mêmes, les gens n’ont pas le droit à une place dans sa famille. C’est au-delà de l’achèvement humain ; ils ne peuvent l’atteindre ni le mériter ; le droit leur est donné. Ils étaient hors de sa famille ; ils n’avaient pas de place. Maintenant ils ont reçu comme don le droit de devenir membres ; ils appartiennent à sa famille.

Enfants

Le troisième mot est « enfants ». Ceux qui sont dans la famille peuvent appeler Dieu « Père ». Les « enfants » possèdent une nature commune qui dérive de leur Père. Ils sont « participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4). Il s’agit d’une nouvelle naissance par laquelle des gens sont nés de nouveau dans la famille céleste. Les croyants ont une place dans la famille céleste grâce à ce que Dieu a fait en eux.

Condition

Il existe également une condition pour recevoir ce droit d’être enfant de Dieu : ce droit n’est donné qu’à ceux qui reçoivent la Parole faite chair, cette Parole qui était avec Dieu au commencement et qui est Dieu (Jean 1:1).

Recevoir Jésus comme « Dieu le Fils unique » est la condition non négotiable pour devenir membre de sa famille

C’est ce que Jean veut dire par la phrase « à ceux qui croient en son nom » (1:12). Recevoir Jésus comme « Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père » (Jean 1:18 NEG) est la condition non négotiable, le sine qua non pour devenir membre de la famille de Dieu. Dieu n’accepte pas dans sa famille des gens qui mettent en question la position prééminente du Fils unique.

Jésus fait bon accueil

Jésus, la Parole faite chair, a pris l’initiative. Il est entré dans le monde qu’il avait créé (Jean 1:10). Il est venu chez les siens mais ils ne l’ont pas reçu (1:11). En contraste avec eux, Jésus reçoit « tous ceux qui l’ont reçu ». Devenir membre de la famille de Dieu n’est pas basé sur lignée, race, position sociale, éducation, histoire personnelle ou n’importe quelle autre condition. Jésus fait bon accueil à tous ceux qui le reçoivent comme le Fils unique de Dieu et Seigneur de leur vie.

Créés pour l’éternité


Il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité (Ecclésiaste 3:11).

Cette vie n’est que le commencement. Nous passerons beaucoup plus de « temps” à l’autre côté de la mort, dans l’éternité, qu’ici-bas. Quelqu’un a dit que notre existence temporelle n’est qu’une petite parenthèse dans l’éternité. Dieu nous a créés pour vivre éternellement. La Bible dit que Dieu « a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité”.

Notre existence temporelle n’est qu’une petite parenthèse dans l’éternité.

Les choix et les conséquences

La vie terrestre offre bien des choix ; l’éternité n’en offre que deux : le ciel ou l’enfer. C’est votre relation avec Dieu ici-bas qui détermine votre relation avec lui dans l’au-delà. Si vous demeurez en Christ dans cette vie, il vous préparera une place auprès de lui pour toute l’éternité. D’autre part, si vous rejetez son amour, son pardon et son salut, vous serez éternellement séparé de Dieu.

Une vision de l’éternité

Quand vous vivez à la lumière de l’éternité, vous pensez à long terme. La vision de l’éternité remplit votre vie quotidienne. La vie actuelle porte plus d’importance pour vous parce que vous comprenez qu’il existe des conséquences éternelles à tout ce que vous faites sur terre. Vous discernez l’important. Vous rachetez le temps (Éphésiens 5:16). Vous échanger votre vie temporelle pour la vie éternelle (Luc 17:33).

Des promesses pour l’éternité

La Bible donne les promesses les plus précieuses et les plus grandes concernant le ciel :

Ce que nul homme n’a jamais vu ni entendu, ce à quoi nul homme n’a jamais pensé, Dieu l’a préparé pour ceux qui l’aiment (1 Corinthiens 2:9, BFC).

Dieu n’a pas tout révélé, mais nous savons que Jésus nous prépare une place dans la maison de son Père. Nous serons réunis avec nos bien-aimés qui étaient croyants et qui nous ont devancés. Dieu lui-même sera avec nous. Il essuiera toute larme de nos yeux.

La mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Apocalypse 21:4).

Ici bas nous ne sommes pas chez nous. Notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ (Philippiens 3:20). Un des ces jours, Jésus nous dira :

Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde (Matthieu 25:34).

Comme Abraham, nous attendons « la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11:10 NEG). Nous fixons nos yeux sur Jésus et sur la joie qui nous est réservée (Hébreux 12:2).

Créés pour l’éternité, vivons à la lumière de l’éternité.

Bienvenue, Jésus !

«Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu» (Jean 1:11, Darby).

À la fin d’une longue journée, un homme rentre à la maison dans la belle attente d’être chez lui avec sa famille. Il a égaré sa clé, et la porte est verrouillée. Peu importe, la famille est là. Il frappe à la porte mais il n’y a pas de réponse. De l’intérieur de la maison les siens entrouvrent les rideaux pour le regarder, mais personne ne l’accueil chez lui, personne ne lui ouvre la porte.

« Impossible ! » dites-vous.

Pourtant, c’est vrai. C’est ce qui s’est passé à Jésus. Jean nous dit qu’il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

La tragédie se répète fois après fois. Jésus vient vers nous qui sommes les siens, nous qui avons reçu tellement de bénédictions de sa main et qui avons les Écritures remplies de la révélation de son amour et de ce qu’il a fait pour nous et de ce qu’il attend de nous.

Il vient vers nous qu’il a créés, qu’il aime et pour qui il est mort. Et trop souvent il est toujours vrai que les siens ne le reçoivent pas.

Vous croyez bien qu’il est là, mais ne voulez-vous pas lui ouvrir la porte à votre vie ?

CHASSE AU TRÉSOR

Le premier chapitre de l’Évangile de Jean se ressemble à une chasse au trésor (1:19-51). Tout le monde est à la recherche de celui qui avait été promis dans les Écritures.

  • D’abord, les autorités religieuses voudraient savoir si Jean-Baptiste est le Christ (1:20). 
  • Puis, quand deux des disciples de Jean-Baptiste poursuivent Jésus, ce dernier leur demande : « Que cherchez-vous ? » (1:38). 
  • À son tour, André, l’un de ces deux, annonce à Pierre : « Nous avons trouvé le Messie » (1:41). 
  • Ensuite, Philippe annonce à Nathanaël : « Nous avons trouvé celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes » (1:45). 
  • Dans ce chapitre, Jésus est aussi désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui baptise d’Esprit Saint, le Fils de Dieu, le roi d’Israël et le Fils de l’homme. 

La Bible dit qu’en Christ « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3). Elle parle encore de la richesse insondable de Christ, de la richesse de sa grâce et de sa gloire. Que les gens le sachent ou non, Jésus-Christ est le trésor qu’ils cherchent. Avez-vous trouvé le seul trésor qui rassasie ?

UN BUT POUR BIEN COURIR

Philippiens 3:1-14


INTRODUCTION

Je suis entré dans un petit magasin que je fréquentais assez souvent. J’ai salué la vendeuse et puisque c’était la première fois de nous voir pendant le nouvel an, elle m’a demandé si le nouvel an allait bien pour moi. Ensuite, avec un air plutôt frustré, elle m’a demandé si le nouvel an avait vraiment changé des choses pour moi. Elle se plaignait en effet que rien n’ait changé, que sa vie suivait la même routine que d’habitude. « Est-ce qu’un chiffre peut changer la vie ? ai-je demandé. Est-ce que une date sur le calendrier peut tout changer ? C’est à nous de changer la vie. »

Nous sommes bien et bel entrés dans la nouvelle année et dans ces quelques jours vous avez pu constater qu’il n’y a rien de nouveau, rien n’a changé. Tout continue d’ordinaire. Le calendrier, les fêtes, les feux d’artifices n’ont rien changé. Nous risquons de passer toute notre existence sans grand changement si nous dépendons d’autres choses pour changer notre vie.

Dans ce passage dans Philippiens 3:1-14, Paul nous donne les principes qui sont nécessaires pour une vie qui vaut la peine de vivre.

1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je n’éprouve aucun ennui à vous écrire les mêmes choses, et pour vous, c’est une sécurité.2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis. 3 Car les vrais circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Christ-Jésus, et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair. 4 Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : 5 circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; 6 quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable. 7 Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. 8 Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, 9 et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. 10 Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, 11 si possible, à la résurrection d’entre les morts.12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. 13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, 14 je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus.

I. NOUS DEVONS CONNAÎTRE NOTRE BUT

Notons que dans les versets 10 et 14, Paul parle de son but (Colombe). Nous devons avoir un but dans la vie, un but qui est plus grand que nous-mêmes, un but qui nous interpelle, un but qui nous donne le zèle pour l’accomplir.

Il y a bien des gens qui n’ont pas de but, pas d’objectif, pas de vision, pas de mission dans leur vie. Ils sont flâneurs, oisifs, fainéants parce qu’ils ne sont pas animés par un but. Ils ne visent pas la cible de la vie, et ceux qui ne la visent pas n’arriveront jamais par hasard à l’atteindre.

Nous devons avoir un but, mais il n’est pas à nous de déterminer notre but ! Pour le chrétien le but est déjà déterminé. Le but n’est pas à nous de fixer parce que nous nous appartenons à un Autre :

1 Corinthiens 6:18-19 « Ne savez-vous pas que … vous n’êtes pas à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été rache-tés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».

Le but nous a été fixé. Nous sommes appelés…

  • Romains 1:7 ; 1 Corinthiens 1:2 ⎯ « appelés à être saints »
  • Romains 8:28 ⎯ « appelés selon son dessein »
  • 1 Corinthiens 1:9 ⎯ « appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Sei-gneur »
  • Éphésiens 4:4 ⎯ « appelés à une seule espérance »
  • Colossiens 3:15 ⎯ « appelés à former un seul corps »
  • 1 Thessaloniciens 2:12 ⎯ « appelés à son royaume et à sa gloire »
  • 1 Thessaloniciens 4:7 ⎯ « appelés à la sanctification »
  • 1 Timothée 6:12 ⎯ « appelés à la vie éternelle »

Ce n’est donc pas à nous de nous fixer notre but ; c’est déjà fixé par Dieu. Dans le verset 12, Paul dit qu’il a été saisi par le Christ-Jésus pour qu’il saisisse l’objectif.

Quel est cet objectif ? Comme nous venons de voir, ce but peut être exprimé de plusieurs manières. Nous pouvons parler de la croissance spirituelle, du progrès dans la sanctification, d’une conformité à la volonté de Dieu, mais dans ce passage, Paul le résume dans une phrase : « Mon but est de le connaître… »

Paul n’a pas dit que c’était son but de croire en Dieu ; il a dit que c’était son but de connaître Jésus-Christ « lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts ».

Nous avons été saisis par Christ-Jésus pour le connaître ! Le but de notre vie, de notre existence en tant que chrétiens est de le connaître. Toute autre chose que nous faisons dans cette vie doit être soumise à cette objectif de connaître Jésus-Christ.

1 Corinthiens 10:31 ⎯ « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. »

2 Corinthiens 5:9 ⎯ « C’est pour cela aussi que nous mettons notre point d’honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions (dans ce corps), soit que nous le quit-tions. »

Est-il votre but de le connaître ? Est-ce que c’est votre passion ? Est-ce ce qui vous anime, enflamme ? Est-ce que vous vivez pour connaître Jésus-Christ ?

C’est à cela que nous avons été appelés. Nous devons l’embrasser, mettre cet objectif devant nous et évaluer notre progrès vers ce but. Embrassons le but de connaître Jésus.

II. NOUS DEVONS RECONNAÎTRE QUE NOUS NE SOMMES PAS ARRIVÉS

Ce qui est aussi grave que de ne pas avoir de but, c’est de croire que nous sommes déjà arrivés. Combien de chrétiens sont ici qui sont déjà arrivés ? Vous êtes déjà par
faits ? Dieu a déjà fait tout ce qu’il veut faire dans votre vie ?

Celui qui se croit déjà arrivé au but n’arrivera jamais. Pouvez-vous imaginer un coureur qui fait la moitié de sa course, s’arrête et se félicite parce qu’il croit avoir achevé sa course ?
Paul a dit trois fois dans quelques versets qu’il n’était pas encore arrive :

« 12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix 

ou que j’aie déjà atteint la perfection…

13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ».

C’est le grand apôtre Paul q
ui parle ! Celui

  • qui a vu le Seigneur sur le chemin vers Damas,
  • qui a reçu des révélations,
  • qui a implanté tant d’églises,
  • qui est monté au troisième ciel,
  • qui a écrit par l’inspiration de l’Esprit Saint toutes ses épîtres…

et il dit qu’il n’est pas encore arrivé !

Nous ne devons pas nous faire d’illusions. Nous avons une course à achever, un combat à combattre, une foi à garder.

Jésus dit que dans les derniers jours, « …en raison des progrès de l’iniquité l’amour du plus grand nombre se refroidira. 13 Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:12-13). Bien des gens vont se retirer de la course avant d’arriver au bout.

Paul a parlé de

  • ceux qui ont abandonné la foi (1 Timothée 4:1),
  • d’autres qui ont fait naufrage en ce qui concerne la foi (1 Timothée 1:19),
  • d’autres qui étaient déchus de la grâce (Galates 5:4).

Nous devons nous rendre compte que nous ne sommes pas encore arrivés. La course est toujours devant nous. Nous ne devons pas jeter l’éponge, laisser tomber les bras.

III. POURSUIVRE LE BUT AVEC UNICITÉ DE CŒUR

Troisièmement, nous poursuivre notre but avec la totalité de notre être.

Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose… (Philippians 3:13 NEG).

A. Nous oublions ce qui est en arrière.

…oubliant ce qui est en arrière… (Philippians 3:13 NEG).

Nous en avons fini avec le passé.

1. Il convient d’oublier les bonnes choses que vous avez faites

Les bonnes choses que vous avez faites peuvent vous empêcher de connaître Christ. Paul parle de plusieurs bonnes choses qu’il avait accomplies :

Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable (Philippiens 3:4-6).

Si vous êtes toujours en train de penser à ce que vous avez achevé dans le passé, vous ne faites rien pour le future. Paul aurait pu se glorifier de son passé mais il l’a considéré comme une perte afin de gagner le Christ.

On ne peut atteindre la ligne d’arrivéeen restant à la ligne de départ.

Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. (Philippiens 3:7-9).

On ne peut atteindre la ligne d’arrivée en restant à la ligne de départ.

2. Encore, il convient d’oublier les mauvaises choses que vous avez faites.

Dans un sens, nous ne devons pas oublier le passé car le passé révèle ce que Christ a fait pour nous :

…souvenez -vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde (Éphésiens 2:12).

Mais dans un autre sens, nous devons nous rendre compte que Dieu lui-même ne tient plus compte des péchés quand il y a confession et repentance :

De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, À qui le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! (Psalm 32:1-2 NEG).

3. Le mal que vous vous êtes fait

Combien nous souffrons du mal que nous nous sommes fait ! Mais nous mettons notre passé sur l’autel de Celui qui fait « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Romaims 8:28 NEG).

4. Le mal que vous avez fait aux autres

Zachée a fait une restitution, preuve de sa repentance. Cela fait partie de la course, mais quand vous avez tout rectifié, vous devez laisser tomber. Ne soyez pas paralysé par le mal que vous avez fait.

5. Le mal que des autres vous ont fait.

Le mot, c’est pardonner. En pardonnant aux autres, nous les libérons et nous nous libérons. Nous nous pouvons avancer en nous figeant dans le passé.

B. Il convient de tendre vers ce qui est en avant.

… et me portant vers ce qui est en avant (Philippians 3:13 NEG).

Nous avons une nouvelle orientation : nous nous orientons vers le futur « pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus ».

Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire (Colossiens 3:1-4).

C’est pourquoi Paul dit,

« …je poursuis (ma course) afin de le saisir… (La Colombe).

Quelques versets plus tard, il nous rappelle que notre citoyenneté est au ciel :

Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d ‘où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s ‘assujettir toutes choses (Philippians 3:20-21 NEG).

C. Courir vers le but

je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus (Philippiens 3:14 NEG).

1. La nécessité de s’entraîner

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir. Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une cou-ronne incorruptible. Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air » (1 Corinthiens 9:24-26).

« Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, en vous empêchant d’obéir à la vérité » (Galates 5:7).

2. L’entraînement et la Parole

« L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4).

La Parole de Dieu est le moyen principal par lequel nous entrons en communion avec lui, lui adresser nos prières, l’entendre nous parler, etc.

…Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples (John 8:31 NEG).

Il convient donc à lire une bonne portion de la Parole de Dieu chaque jour. Il existe bien des méthodes. Stéphane Kapitaniuk couvre la gamme ici. La Parole de Dieu est votre vie !

Courez vers votre but pour pouvoir dire avec l’Apôtre Paul :

« j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la cou-ronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce Jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son apparition » (2 Tim
othée 4:7-8).

LA VIE NOUVELLE POUR L’ANNÉE NOUVELLE

Le nouvel an nous donne l’illusion d’un nouveau commencement. Nous avons soif de changer, de faire mieux qu’avant. Nous faisons nos résolutions pour la nouvelle année tout en souhaitant que le bien soit à notre portée. Hélas ! Nous finissons trop souvent en avouant :

“Je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas” (Romains 7:18-19).

Jérémie nous pose la question :

“Un Éthiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, Vous qui êtes exercés à faire le mal ?” (Jérémie 13:23).

Aussi réaliste qu’elle soit, la Bible ne nous laisse pas sans espoir. Au contraire, elle promet un nouveau commencement à tous ceux qui viennent à Christ :

“Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige” (Ésaïe 1:18).

Dieu jette au fond de la mer tous nos péchés (Michée 7:19). Il ne s’en souvient plus (Hébreux 8:12). Que c’est merveilleux de savoir que Dieu nous a pardonné nos péchés ! En plus, il nous donne un cœur nouveau et un esprit nouveau, et il met son Esprit en nous pour que nous puissions vivre la vie nouvelle (Ézékiel 36:25-27).

Jésus appelle ce nouveau commencement “la nouvelle naissance”. Nous ne passons pas de notre vie ancienne à la vie nouvelle par un processus d’évolution :

“Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit “ (Jean 3:6).

Le changement dont nous avons besoin ne s’effectue pas par résolutions, mais par la nouvelle naissance : “il faut que vous naissiez de nouveau” (Jean 3:7). Dieu fait de nous de nouvelles créatures dotées d’une nouvelle nature (2 Corinthiens 5:17 ; Galates 6:15 ; Éphésiens 2:24 ; Colossiens 3:10).

L’espoir d’une nouvelle vie, donc, ne se trouve pas dans la nouvelle année, mais en Jésus-Christ. Il vous donnera la vie nouvelle pour le temps et pour l’éternité.

À L'ÉCOUTE DE LA PAROLE

« La Parole a été faite chair… » (Jean 1:14).

D’habitude nous tournons aux évangiles de Matthieu et de Luc pour considérer la naissance de Jésus-Christ. Nous ne lisons pas dans les autres évangiles de l’Annonciation angélique à la vierge Marie,

  • ni de l’hésitation de Joseph,
  • ni des prophéties d’Élisabeth, d’Anne ou de Siméon,
  • ni de l’apparition des anges aux bergers,
  • ni des Mages venant de l’Orient,
  • ni de la fuite de la sainte famille en Égypte devant le roi meurtrier Hérode… 

Jean résume dans son évangile toute cette histoire de l’entrée dans le monde du Fils de Dieu dans une petite phrase qui est la plus étonnante qui soit : « La Parole a été faite chair ».

La Parole l’expression de Dieu qui était au commencement, qui était avec Dieu, qui était Dieu et qui a fait tout ce qui a été fait (Jean 1:1-3), cette Parole a été faite chair. Le seul unique Dieu est entré dans l’histoire humaine en chair et en os dans la personne du bébé né à Bethléhem. L’enfant dans la crèche était Dieu le Fils.

Ainsi Jean peut-il ajouter que la Parole « a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (1:14). La Parole de Dieu a été faite chair pour que nous puissions contempler Jésus-Christ, l’expression de Dieu. Soyons à son écoute !

Peut-on prier le Saint-Esprit ou lui adresser des cantiques ?

1-2014-08-17_16-22-017

Une question m’a été posée au sujet de la prière :

Qu’en pensez vous de nos chants actuels, puisque on a l’habitude de chanter des cantiques adressés à l’Esprit de Dieu en personne. (Saint Esprit descends, par exemple) ? Serait-il d’après vous possible de les maintenir ou plutôt choisir des chants qui s’adressent plutôt à Dieu (trinitaire), au Père ou au Fils, tout en acceptant les chants qui implicitement parle de l’Esprit Saint ?

Au sujet de la prière et des cantiques adressés au Saint-Esprit, je donne la réponse de M. Wayne Grudem dans son livre Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 380-381. Voici ma traduction :

Un survol des prières du Nouveau Testament indique qu’elles ne sont généralement adressées ni à Dieu le Fils, ni au Saint-Esprit, mais à Dieu le Père. Pourtant, un simple comptage de ces prières peut être trompeur, car la majorité des prières qui sont enregistrées dans le Nouveau Testament sont celles de Jésus lui-même qui a constamment prié Dieu le Père, mais évidemment ne s’est pas prié à lui-même comme Dieu le Fils. En outre, dans l’Ancien Testament, la nature trinitaire de Dieu n’avait pas encore été si clairement révélée ; il n’est donc pas surprenant que nous ne trouvions pas beaucoup d’exemples de prières adressées directement à Dieu le Fils ou à Dieu le Saint-Esprit avant l’époque de Christ.

Bien qu’il y ait une tendance claire d’adresser la prière directement à Dieu le Père au travers du Fils (Matthieu 6:9; Jean 16:23; Éphésiens 5:20), il y a des indications qu’il convient aussi d’adresser la prière directement à Jésus. Le fait que c’était Jésus lui-même qui a nommé tous les autres apôtres, suggère que la prière dans les Actes 1:24 lui est adressée : « Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi. » En mourant, Étienne prie: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7:59). La conversation entre Ananias et « le Seigneur », dans Actes 9:10-16 est avec Jésus, parce qu’au verset 17 Ananias dit à Saul, « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus… m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. » La prière « Marana tha – Notre Seigneur, viens ! » (1 Corinthiens 16:22 BFC) est adressée à Jésus, ainsi que la prière dans l’Apocalypse 22:20, « Viens, Seigneur Jésus ! » Paul a également prié « le Seigneur » dans 2 Corinthiens 12:8 concernant son épine dans la chair.

En outre, le fait que Jésus est « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle » (Hébreux 2:17 NEG) qui est capable de « compatir à nos faiblesses » (Hébreux 4:15) nous encourage de nous approcher avec assurance « du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:16). Ces versets nous encourage à venir directement à Jésus dans la prière, tout en attendant qu’il compatisse à nos faiblesse tandis que nous le prions.

Il y a donc justification scripturaire assez claire pour nous encourager à prier non seulement à Dieu le Père (ce qui semble être le norme et qui suit certainement le exemple que Jésus nous a enseigné dans la prière dite dominicale), mais aussi de prier directement à Dieu le Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Les deux prières sont correctes, et nous pouvons prier soit au Père soit au Fils.

Mais devrions-nous prier au Saint-Esprit? Bien que le Nouveau Testament n’enregistre aucune prière adressée directement au Saint-Esprit, rien n’interdise une telle prière, car l’Esprit Saint, comme le Père et le Fils, est pleinement Dieu et est digne de la prière et est puissant pour répondre à nos prières. (Notez également l’invitation d’Ezéchiel au « souffle » ou « Esprit » (dans Ézéchiel 37:9). Dire que nous ne pouvons pas prier le Saint-Esprit, c’est dire que nous ne pouvons lui parler ou nous rapportent à lui d’une manière personnelle, ce qui ne semble guère correcte. Le Saint-Esprit se rapporte à nous d’une manière personnelle

  • puisqu’il est un « Consolateur » ou « Conseiller » (Jean 14:16, 26),
  • les croyants « le connaissent » (Jean 14:17),
  • il nous enseigne (cf. Jean 14:26),
  • il témoigne de nous que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8:16),
  • et il peut être attristé par notre péché (Éphésiens 4:30).

En outre, le Saint-Esprit exerce la volonté personnelle dans la distribution de dons spirituels, « les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Par conséquent, il ne semble pas incorrect de prier directement à l’Esprit Saint à certains moments, en particulier lorsque nous lui demandons de faire quelque chose qui se rapporte à ses zones spéciales du ministère ou responsabilité. En fait, plusieurs cantiques qui ont été bien utilisés à travers l’histoire de l’église, sont des prières à l’Esprit Saint. Pourtant, cela n’est pas le modèle de la prière dans le Nouveau Testament et ne devrait pas devenir l’accent dominant dans notre vie de prière.

Grudem cite aussi J. I. Packer qui dit, « Est-ce correct de prier à l’Esprit ? Il n’y en a pas d’exemple dans les Écritures, mais puisque l’Esprit est Dieu, il ne peut être incorrect de l’invoquer et de s’adresser à lui s’il y en a juste raison » (Keep in Step with the Spirit [Old Tappan, N.J.: Revell, 1984], p. 261).

Il fait référence à plusieurs cantiques en anglais qu’il nomme et inclut dans son livre :

  • « Come, O Come Thou Quickening Spirit » par Heinrich Held, 1664
  • « Come, Thou Almighty King » un cantique trinitaire anonyme de 1757
  • « Come, O Creator Spirit » anonyme, 10e siècle
  • « Spirit of God, Descend Upon My Heart » par George Croly, 1854

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